Une recrudescence sans précédent

Les entreprises africaines font face à une recrudescence sans précédent des cyberattaques. Ransomwares, phishing ciblé et fraudes au président constituent les trois menaces principales, avec une hausse de 200 % des incidents recensés en deux ans.

Le secteur bancaire et les opérateurs télécoms sont les cibles privilégiées, en raison de la valeur immédiate des données qu’ils détiennent et de leur exposition à des flux financiers importants.

Un déficit de préparation

La plupart des organisations ne disposent ni de politique de sécurité formalisée, ni d’équipe dédiée. Cette impréparation fait de la sous-région une cible de choix pour des attaquants de plus en plus organisés, qui recyclent des campagnes déjà rodées sur d’autres marchés.

Le constat est aggravé par un manque de culture du signalement : de nombreux incidents ne sont jamais déclarés, ce qui empêche toute mutualisation des retours d’expérience entre organisations.

Les trois investissements urgents

Il est urgent d’investir dans la sensibilisation des collaborateurs, la mise en place de solutions de détection et la définition de plans de réponse aux incidents.

Ces trois chantiers, menés ensemble, réduisent drastiquement l’exposition au risque — c’est précisément la méthode que nous appliquons pour nos clients bancaires et institutionnels.

Ce que nous recommandons

Commencez par un audit de sécurité complet incluant des tests de pénétration, puis priorisez selon la criticité des actifs identifiés — inutile de tout sécuriser au même niveau dès le premier jour.

Un SOC managé, même mutualisé à l’échelle d’un groupe, offre une supervision continue accessible aux organisations qui ne peuvent pas encore se doter d’une équipe interne dédiée.